ALBERT AYME

 À LA GALERIE VICTOR SFEZ

18 PLACE DAUPHINE 75001 PARIS

DU 23 SEPTEMBRE AU 10 NOVEMBRE 2018

 

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ALBERT AYME

à la Galerie VICTOR SFEZ

18 PLACE DAUPHINE 75001 PARIS

DU 23 SEPTEMBRE AU 10 NOVEMBRE 2018

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  • ÉCRIT A CHAUD AU RETOUR D'UNE ESCAPADE À PARIS POUR LE VERNISSAGE DE L'EXPOSITION :

ALBERT AYME

 À LA GALERIE VICTOR SFEZ

18 PLACE DAUPHINE 75001 PARIS

DU 23 SEPTEMBRE AU 10 NOVEMBRE 2018 :

 

Si j'écrit ce petit texte au retour de Paris ou spécialement je me suis rendu pour faire honneur à « l'exhumation » de quelques fragments de l'oeuvre de Albert AYME c'est sans doute qu'au retour, dans l'atelier, je me suis rendu compte que ma peinture traverse peut-être un sorte de crise et que les retrouvailles avec la peinture d 'A.AYME mettais en évidence cette crise ou bien c'est juste un peti passage, une moindre remise en question, un choc émotionnel : j'avais donc parfois besoin donc de me perdre, de m'égarer en fioritures jusqu'à parfois presque une poudre aux yeux ? Je ne sais...c'est encore confus et comme tout travail en cours et constamment en recherche le recul tarde toujours a venir et il est toujours un peut vain de trop en parler lorsque l'on reviens d'un tel voyage : la peinture d'Albert AYME est en soi un voyage dans l'espace-temps L'envie de tout décrocher, de faire le vide dans l'atelier et aussi peut-être même de détruire un grande partie de ce que j'ai produit depuis dix ans trouver un peu d'apaisement dans la lecture du petit livre que m'a très gentiment offert Victor SFEZ :

 albert ayme l'art et la méthode revue lisières

Et, la lecture de ce très petit ouvrage plutôt que de transformer cette crise en élément « destructeur » m'a aidé une fois de plus a progresser dans la réflexion que je mène depuis trente ans...

Depuis les débuts laborieux et même parfois douloureux de ma vie de peintre ou même simplement « d'artiste » si ce mot a eu un jour un sens ou si il en possède aujourd'hui encore un approximative définition...mais une fois de plus en odieux bavard, je m'égare...Il ne s'agit pas là de moi-même ou pas seulement car je crois pas en une quelconque objectivité surtout lorsqu'on a le nez dans le guidon...

Toujours est-il que ne sachant pas si c'est la «  crise » qui était nécessaire à ces retrouvailles ou bien la redécouverte de cette grande peinture d'A.Ayme ou bien que celle-ci a provoqué un chambardement dans le désordre de mes tableaux, la lecture de petit ouvrage et la relecture de cette grande peinture m'amène doucement aux réflexions suivantes :

J'allume donc le petit ordinateur pour écrire ces mots, espérant que la distance du clavier et de l'écran m'aidera à vaincre la timidité face au papier et aux outils qui peuvent par ma main possiblement ou irréversiblement le maculer... peut-être à tort, mais enfin essayons quand même, et ce d'abord de façon virtuelle...

J'ai d'abord rencontré la peinture d'Albert AYME par l'intermédiaire d'un petit livre de Jean-François LYOTARD dans l'Atelier de Pierre DRUESNES dans les années 80... Ce petit livre je n'ai jamis cherché à le retrouvé depuis car je cultive une sorte de fétichisme du souvenir qu'il m'a laissé et aussi du trouble et de la frénésie qu'il avait provoqué en moi, à l'époque ou la peinture et la fréquentation de la peinture de DRUESNES agissais à la fois comme une mayotique et un élément de décompensation psychique dont on peut tant physiquement que psychologiquement ne jamais se remettre...

Quelques éléments de l'ouvrage sont reproduits dans le catalogue de la fondation du crédit lyonnais : école nationale supérieure des beaux arts ALBERT AYME : RÉTROSPECTIVE que j'avais acquis lorsque j'était étudiant et lors d'une escapade à Paris pour aller rencontrer A.AYME sur l'invitation (mais sans présentation par...) de P.DRUESNES à « l'exposition noire et blanche » à la Galerie FRANKA-BERNDT BASTILLE avec aussi notamment : H.SUNAGAWA qui fumait son petit cigare légèrement en retrait en bon observateur du petit ballet qui se jouait là parmi les serveurs en smoking à queue de pie ou redingotes, les artistes, les directeurs de la galerie, les amateurs, les amis et les oeuvres... Je ne conterai pas ici une fois encore quelle fut notre rencontre avec Albert et Pierette AYME ni le repas qui s'ensuivi ou en bout de table, je pouvait observer comment Pierre D. et ses amis libraires et éditeurs se comportaient en société et comment Pierre savait sourire et se taire, ce que je n'ai jamais vraiment su faire... On ne peut pas toujours bien retenir les leçons des grands « maestro » qui ne veulent pas toujours l'être et que l'on désigne ainsi malgré eux…Je ne veut pas ici non plus écrire des tissus d'anecdotes...

Toujours est-il que cet ouvrage à la reliure fragilisée de marque-pages annotés fait sans doute partie de ces livres entrouverts ou fermés qui ne quittent jamais la petite table de la partie « bureau » de mon petit atelier à Rives... Ouvert ou fermé c'est un des livres avec le catalogue d'une rétrospective au musée de Grenoble de P. DORAZIO et un ouvrage sur les dessins de F. MORELLET que j'ai volé dans dans une librairie dont je ne citerais pas le nom, d'un ouvrage sur l'oeuvre de R.P. LOHSE que l'on m'a offert et quelques autres ouvrages et qui m'accompagnent depuis plus de 20 ans pour certains... et plus récemment LE MOAL offert pat Anne JAFFRE et BONNARD offert par ma femme...aussi d'autres livres qui me sont précieux également...

Au défaut de pouvoir contempler de façon permanentes ou même occasionnelles certaines oeuvres le recours au livres, catalogues ou même petites plaquettes, livrets ou carton d'invitations sont d'un secours lui-même quasi-permanent et souvent providentiel...: Dans les cités dortoirs ou les conversations sur l'art sont si rares et les oeuvres souvent inexistantes ou absentes...

Si j'écris tout cela, maintenant, c'est pour éviter d'aborder trop vite et sans vergogne le motif de ce qui n'est ni un article ou un compte rendu mais une trace pour moi même et ceux qui voudrons le prendre de ce qui se jouent depuis une certain temps dans le peinture dite « moderne » et « contemporaine »...

(et que trop souvent on tente d'éluder ou tout simplement de faire oublier par manque d'intérêt ou par crainte de mettre à jour comme une évidence qui par son éclairage rendrais toute aussi évidente parfois une consternante médiocrité entretenue souvent pas ignorance ou bien par choix et qui est le fait d'un certain « marché » qui se prétend et se réclame trop souvent « de l'art »...mais c'est là une toute autre histoire qui ne mérite pas d'être ici évoquée plus que cela).

Je ne répéterai pas trop ce qui est longuement écrit dans tous ces précieux livres, pas plus que je ne reviendrai trop longuement sur ce qui a été dit et écrit par ces artistes dont Albert AYME ce que je ne ferait sans doute qu'en perroquet maladroit ou en professeur « râbâche » que je ne suis pas et/ou ne veux pas risquer d'être ou de ni même de paraître...

Ne pas tarir d'éloge est sans doute vain si comme le piètre avocat d'un diablotin je prenait pas les choses à revêche et rebrousse poils des possible failles de l'ouvrage qui par l'effritement puis la réductions en poussières de certains éléments détracteurs qui me viennent parfois comme pour me rassurer de ma propre pratique et ne pas trop épouser par un trop grand et illégitime mimétisme les leurs...eux, les peintres aimé et/ou admirés...

Parfois sans doute aurais-je a essuyer peut-être les reproches de formalismes frivoles ou bien d'un rapprochement hasardeux entre leurs démarches et mes petites tâches et dans les grandes lignes qui n'on parfois que peu à voir avec le grand-oeuvre de ceux que j'admire de parmi mes amis fantômes... ou même parmi les vivants et survivants...

Bien sûr le mimétisme est parfois nécessaire à la bonne compréhension des oeuvres et parfois on prend comme une voie déjà maintes fois empruntée jusqu'au "bosselages" du bitume comme on copiais les maîtres jadis au musée du Louvre ou ailleurs et qu'entraient dans toute formations de bon amateurs d'art dans les siècles passés la bonne et honnête copie de ceux que l'on voulais bien regarder et aussi bien faire pour mieux voir etc... Et l'on se sentais plus proche du peintre et plus admirateur et amateur qu'artiste et que l'on voulais plus connaître, aimer et admirer que plagier, pasticher ou même parodier ou citer comme aujourd'hui trop souvent par cette manie de pseudo-légitimation de pratiques référencées plus ou moins de façon abusives et comme pas appartenances justifier de cette fois pour le coup alors de formalismes tout bonnement mercantiles et de conceptualismes plus ou moins duchampistes et foireux et carrément « emmerdatoires » comme dirais l'autre farceur encore à la mode...et pourtant éculé, usé jusqu'à la corde jusqu'à devenir indigeste son truc un peu amusant et drôle à l'époque du ready-made... devenu un académisme pompier hélas dénaturant a force d'édulcorations toute la saveur qu'il eût alors peut-être...

Ce n'est absolument pas le cas en revanche pour l'oeuvre d'Albert AYME. On ne peut que difficilement le copier et jamais vraiment s'en réclamer...mais ce qui est sûr c'est qu'il llaisse son empreinte en vous pourvu que l'on prête l'oreille a ses chants délicieux.... 

L'imiter ? Non il s'agit plutôt de repartir de ce qui a été novateur et pourtant discrètement presque ou alors évincé peut-être, ou encore bien trop vite oublié et de le prendre plutôt comme une sorte de "presque-tradition » d'une pratique sur la durée (sans lendemains ni héritiers ? Pas sûr... ! ) qu'il faut par nécessité parfois contrarier ou bien suivre un petit moment pour finir par transformer ou abandonner à notre guise pour essayer un peu d'avancer...

Si après le(s) « Paradigme du Bleu, Jaune, Rouge » DRUESNES disait de la peinture de AYME qu'elle devenait peu à peu incompréhensible, ce n'est pas qu'il ne la comprenais pas mais c'est bien parce qu'elle ne pouvait plus entrer dans la logique de sa propre pratique (celle de Pierre DRUESNES) et de celle qu'il me transmettais et qu'il savait très bien qu'il pouvait en dire autant ou presque en dire aussi autant de la sienne propre et qu'il admettait à la fin des années 80 comme étant très « sophisitiquée » ce qui venant de DRUESNES lde ui même pouvait être pris comme un fait tenant à la fois de l'autocritique de l'impasse ou d'une limite atteinte dans l'intelligibilité presque un « sophisme » et la complexité et qu'au delà de laquelle au lieu d'ouvrir des voies on risquais de les refermer parfois même jusqu'au verrouillage et c'est c'était justement ce que nous ne voulions pas tous deux pour nos pratiques dont nous voulions qu'elles restent ouvertes et transmissibles et ce qu'une certaine manière elles sont restées... Car le seule mérite du peintre est d'être le premier détracteur (en douce, dans l'intimité...jmais en public...) de son propre ouvrage, d'en connaitre failles et écueils afin de ne pas en transmettre les faiblesses et d'en chuchoter les défauts à vois basse comme en secret mais jamais devant les autres et ce n'est pas de le trahir que d'ici en parler maintenant car ses faiblesses d'alors sont aujourd'hui corrigées et assumées comme étant la mémoire des choses à éviter tout comme des expériences que l'on aurait tort de ne pas s'autoriser et étant constitutive des sentiers que l'on doit aussi esquisser et qui font partie des petites embûches d'un long chemin....

La peinture d'Albert AYME m'a aussi donné et me donne toujors envie de peindre ou de se perdre sans doute mais absolument pas pour continuer son oeuvre ou combler quelques possibles ou supposées lacunes car il n'y en a pas (?) ou pensant que d'autres continueraient peut-être...

Non, peindre cette fois, encore, mais pour enrichir une pratique (par la mienne cette fois) en repartant (et pourquoi pas...) de celle d'Albert AYME au même titre que celles d'autres peintres (Morellet, Dorazio, Druesnes, Bloch, Daquin, Soulages, Rouan....) sans non plus être ni dans une tradition de ruptures à grands fracas, ni dans une redite fâcheusement opportuniste ou encore en revendication d'appartenance quelconque....

Non, il s'agissait de repartir de ces grandes oeuvres qui elles aussi sans les suivre de trop près, ni rompre avec elles reparatiant parfois aussi de celles de Malévitch, Klee, Mondrian, Kupka ou Delaunay (…) tout en repassant si nécessaire par, Cézanne, Matisse, Van Gogh ou Bonnard , en tenant compte aussi de P.Alechinsky et Cobra et de L'École de Paris autant que de J.Pollock, J-P. Riopelle et en puisant parfois chez Michel-Ange, Raphaël ou encore Dûrer ou d'autres aussi..; Autant que dans les mosaïque vénitiennes ou les motifs orientaux ou encore d'autres repères a contrarier ou même à laisser de côté ou réfuter afin que sans rien renier nous puissions à notre guise proposer notre version des fait et ouvrir des voies comme arborescences supplémentaires de possibilités nouvelles.

Repartir de tout cela non pour le détruire ou le faire briller mais pour prendre des bases communes et dialoguer et puis sans « tout foutre parterre » aller creuser aussi d'autres sillons, tirer d'autres lignes... Nous avions ainsi connaissance de nos racines et avions connaissances de nos fruits, de nos fleurs et feuillages autant que de nos souches pourrissantes et de nos branches mortes..mais pas encore de nos "rejets" si peu qu'il y en aient.

Nous avions peur qu'Albert AYME referme les voies qu'il avait ouvertes ou bien qu'ils nous égare et nous pouvons penser aujourd'hui avec un recul suffisant qu'il est loin de les avoir refermée et plus encore en a encore et encote ouvet d'auteres voies et pas des moindres... Et c'est là peut-être aussi sa plus grande gloire...

Un moment je me suis demandé pourquoi A.AYME du point de vue du dessin il n'avait parfois plus voulu dépasser dans ses paradigmes les presque-limites du « quadrillage » et aussi de quelques « diagonales » ou plutôt des "obliques" d'abord... Pour m'appercevoir enfin finalement qu'il ne pouvait a ce moment de son oeuvre et de sa réflexion tout simplement pas en être autrement... Et pui ce n'était peut-être pas un problème ni un question pertinente pour lui non plus... Et pour moi peut-être une fausse piste, un égarement dans la lecture ou une attente insatisfaite...

Évoquées par exemple un Paradigme du Bleu Jaune, Rouge de 1984 qui se trouve aussi être un « faux carré » de dimensions 90x80 cm sur papier et ce dépassement possible de l'entreprise rigoureuse des verticales et horizontales utilisées virtuellement et réellement comme vecteur du passage de le couleur) puis enfin des obliques. Fut aussi effectué en démenti magistral par rapport a cette particularité (Horisontales/ Verticales) avec la série du blason d'un peintre avant d'être systématisé par les « diagonales » des « Suites en Jaune » et le « Tombeau de Van Gogh » et les « Chants des Ténèbres » puis ensuites souvent utilisées ou mises de côté, à sa guises, ensuite donc là n'était pas le problème, en tout cas pas le seul ou bien insignifiant au regard de la tâche entreprise... Mais si toujours la rigueur de la composition chez Albert Ayme partait pourtant de parallélismes, c'est plus,  je pense, chez lui, par le soucis d' agencement de couleurs évitant les possibles hiérarchies qu'auraient pu proposer les « extrapolations » de ses vecteurs et aussi par une grande soif de la recherche du mouvement par la couleurs et non par une dynamique du dessin trop ostentatoire qui aurait modifié sa conception de l' « espace-temps-mouvement » et aurait fragilisé et perturbé définitivement sa conception rigoureuse de l'équilibre et de l'harmonie au point d'annuler sa recherche d'abolition des hiérarchies de qualités et surtout de quantités  entre les couleurs a l'interieur même du paradigme et de plus et aurait complexifié a l'extreme ou aurait rendue impossible ou bien tout autre le subtil jeu de tressage spacio-temporel des couleurs... Et puis, si pour moi, c'était une question et un problème et qu'il fallait surmonter et pour A.AYME, ce n'était peut-être ni une question ni un problème , ou en tout cas pas le fond des problèmes et des questions qui le taraudaient alors et avait assez déjà à faire pour ne pa s'encombrer de mes affaires ou même de celles d'un autre.... Puis les parallèles il leurs jettera un sort définitif avec les diagonales ou obliques, mais je crois qu'il n'en avait cure aussi (?) : D'autres logiques prioritaires pour lui étaient plus urgentes que mes obsessions et n'entraient que peu ou prou dans son champs d'actions ou même de réflexions (?) mais si je m'y attarde c'est parce qu'a moi cela me posait des difficultés et cette digression ou diversion n'en était à l'époque pour moi pas une et prennait parfois même une place parfois démesurée dans l'appréhension que j'avait du réel... Je percevait au motif et prétexte de perfection géométrique les parallèles, l'orthogonalité et les perpendiculaire centrées dans l'espace du tableau (ou pas)comme « totalitaire » et dépassée ou a dépasser et j'en faisait souvent une idée fixe et aujourd'hui avec le recul j'en ricane un peu de moi-même car cela n'est qu'une des données des problèmes que je rencontre, pas des moindres certes mais pas la seule non plus et peut-être pas si importante...et ce qui n'est pas important c'est de vouloir les résoudre ou bien y trouver une « réponse » mais c'est de ne pas les occulter sans en faire non plus une préoccupation majeure...je ne sais et parfois c'est confus et le trouble m'envahit lorsque je regarde mes propres travaux ou le regard des autres sur mes tableaux...

Ces données là, je ne pense pas qu'il les ignoraient mais ce n'était pas sa préoccupation essentielle et il n'en avait pas le temps ou le loisirs.... Il s'était penché sur d'autre chose, pour lui bien puss urgenest et ne vous dit rien là dessus c'est à vous de le voir et de le trouver...tant mieux pour vous si vous brûler et regardez ma peinture et vous irez vers plus froid... Et encore, je ne sais pas...

Ce n'est donc pas par coquetterie mondrianesque ou rigorisme borné que l'on peu parfois trouver pour de bonnes et mauvaises raisons et bien des motifs plus ou moins bien formulés ou carrément par obscurantismes chez certains peintres construit et géométriques abstraits, et ce n'est pas non plus par fantaisies  qu'Albert AYME utilisait avec génie cette rigueur de composition que l'on peut qualifier à la fois de "classique" sa composition, son dessin (nombre d'or peut-être dans les proportions parfois etc...)... Et aussi tenant déjà d'une introduction numérique dans sa pensée analytique de la couleurs ( ce n'est de façon "ostentatoire" ou systématique dans la conception et la construction des trames par le dessins, les intervalles évolutifs, répétitifs décalés ou en progressions etc... et aussi de la couleur dans ses possibilités d'agencements comme chez Druesnes et d'autres trameurs et parfois aussi chez Dorazio...ou des couleurs agencées ou non de façons sérielles ou bien répétitives etc...) Non, Albert AYME utilisait ces modes de composition et dessin par goût sans doute et aussi parce qu'il ne pouvait peut-être que difficilement faire autrement et c'est tant mieux, car ses innovations et ses apports étaient suffisamment audacieux qu'une dérogation systématique ou même temporaire aux « règles » que l'on pourrait dire presque « classiques » de son dessin aurait été superflues et auraient parasité ou amoindrie la puissance de son inventivité chromatique et aurait annulé sa recherche sur le tressage dans la combinatoire du Bleu Jaune Rouge ( six combinaisons : BJR; JRB,RBJ,BRJ,RJB,JBR)  autant qu'elle aurait perturbé peut-être ou rendue presque trop évidenteS le travail des transparences de la couleur notre lecture temporelle de l'oeuvre assez riche déjà complexité et d'apports novateur surtout au regard de ce qui se faisait ou se défaisait à l'époque...

Il ne voulait pas tout chambarder comme cela aussi sec...et tout comme un Van Gogh avait miné le dessins, il voulait faire sauter sans déflagration excessive certains préjugés sur le temps, la couleur... etc...mais là j'en écrit déjà trop et avant que vous "fondiez" je vous renvoie aux écrits : a ses propres déclarations et aussi sur ce que l'on a écrit autour de sa peinture...

Mais ce que je pensais être une faille n'en était pour lui pas une...elle aurait pu l'être chez moi...et elle l'est encore parfois...et aussi parfois ce parce que je le veut bien, parce que l'on a que les problèmes qui se présentent à nous et qui n'en sont pas pour d'autres et inversement....

Il fallait donc pour A.AYME garder cette base commune pour faire passer cette recherche riche d'invention et auss il me faut ( à tort ou à raison) hisser le peintre au niveau de la rigueur « classique » d'un Nicolas Poussin, et si je me risque a cette métaphore en référence c'est sans doute parce que je me risquerait peut-être à parler de Paolo Uccello, du « Quattrocento » et du « Cinquecento » en présence de Druesnes ou Dorazio et que je ramènerai tous le monde aux conditions de vie, de production et de réalisation de la fin du Novecento ( XXème siècle) et aux saccages des guerres précédentes peut-être encore que...; Et surtout aux apports des révolutions plastiques de la modernité et ceci bien sûr encore a tort ou à raison...

Toujours est-il que pour ma propre pratique : Je reviens au quadrillage a chaque fois que je ne peux ou ne sais faire autrement. Mais je ne sais pas bien pourquoi j'écris toutes ces choses, peut-être à cause des chocs éprouvés à l'époque et qui me reviennent maintenant et plus ou mois inconsciemment ne m'avait pas quittés et peut-être les avaient-je refoulées...

Face à la peinture de A.Ayme c'est je crois pareil,  ou peut-être même plutôt différent, les choses ne présentaient pas du tout de la même façon, j'en suis sûr même que c'est très différent,  car il n'est pas comme moi qui avait rencontré DRUESNES je crois avant lui tout en ayant eu vent de son oeuvre par des consultations livresques,  et puis il est d'une autre génération ... Mais surtout ça n'aurais pu être autrement pour lui compte tenu de la trajectoire de pensée qu'il avait suivie et c'est aussi possiblement là pour que d'autres essayent de faire autrement et c'est aussi en cela que les voies d'Albert AYME restent entre ouvertes ou même si l'on veut mais sans bailler au quatre vent mais largement ouverte quand même, des deux battants... Que nos voies communes se situent du côté de l'espace-temps-mouvement et de celles aussi de la couleurs et pas du côté de la direction ou des vecteurs que nous donnons à la couleurs....Si bien que par ignorance, aveuglement ou obscurantisme d'autres on bien sûr essayé ou essayerons d'en refermer des portes ou même de les verrouiller en portes blindées, il y en a qui se croient très forts pour cela...A.Ayme n'aurait jamais fait une chose pareil, il n'y avait aucun intérêt a ce qu'il le fasse...même sui dans une colère passagère ou même durable il avait parler de tout détruire...

À nous donc de les miner, de les forcer et de le enfoncer de les défoncer jusqu'à les faire disparaître (les verrous) … et pour cela Albert AYME nous tout de même a grandement aidé... Il nous a aidé car il a vu et fait pas mal de choses avant tout le monde...et avant nous aussi et qu'on ne peut pas tout lui demander, surtout après tout ce qu'il a donné...Et de tout cela (ces apports, ces novations dans les peintures et les reliefs d'A.AYME...) nous lui en sommes redevable et ceci n'est pour moi absolument pas négociable... À aucun prix... Quittes à passer pour un huluberlu, je n'ai pas peur de le répéter : Albert AYME est pour moi une des plus grand peintre du XXème siècle, et pourquoi ? A vous aussi de le trouver, de le voir, je ne vous le répèterais pas encore ou si ou alors...; De toute façon d'autres et lui même ont vendu la mèche bien avant que j'écrive cela, je n'ai rien inventé de ce qui le concerne, et puis si vous avez des yeux pour voir et un tête pour voir ça va vous sauter à la figure … c'est vertigineux... Je vous renvoie aussi aux écrits, et ils sont nombreux...Je le sent : Déjà vous brûlez...Vous avez soifs et comme moi vous avez peut-être la gorge serrée, nouée...Vous avez presque un peu peur...C'est normal...Ce genre d'émotion ça fait toujours ça... Et ce ne sont pourtant que des fragments ici montrés... L'espace est exigue et c'est une invitation à voir plus.... À faire plus aussi nous autres...

Merci donc à GINEY AYME et VICTOR SFEZ et toutes celles et ceux qui ont contribué a cette très belle exposition qui réactive pleinement notre vigilance a rester curieux et notre enthousiasme continuer même si il le faut parfois contre vents et marées comme savait si bien le faire un des plus grand peintre de la fin du XXème siècle : Albert AYME.           

Ca y est, les noms sont lâchés, et ce n'est pas la première fois... Ce n'est plus tout a fait une nouveauté...Et pourtant cela reste « neuf » et peu usité... Et, qui que vous soyez il faudra que vous vous y fassiez... : ALBERT AYME ! C'est important ! Il faut que vous le sachiez...Mais au fait...Je ne vous apprend rien... N'est ce pas ? Vous me faites marcher...Vous saviez bien avant moi déjà tout cela... Moi vous savez c'est juste histoire de causer... La semaine ? Je ne parle à personne sauf à ma femme et vous ?....

Allez donc voir chez Victor SFEZ c'est sympas vous verrez... J'en parlerai à ma femme je crois elle aussi, ça lui plaira... Albert AYME, elle a vu des images sur des livres elle aime déjà... J'en suis un peu jaloux, je vous l'avoue... mais on s'en fous quand on aime on n'est pas jaloux ou aime Albert Ayme aussi et puis c'est tout.

Et tout ce que j'ai écrit là, je n'aurait sans doute jamais pu lui dire... alors tiens, c'est donc pour moi et un peu aussi pour vous.

Olivier Fouchard, à Rives, le 25 septembre 2018 au retour du vernissage de l'exposition :

ALBERT AYME à la Galerie VICTOR SFEZ

18 PLACE DAUPHINE 75001 PARIS

DU 23 SEPTEMBRE AU 10 NOVEMBRE 2018

01 82 10 25 00 / 06 22 87 32 46

Autres du vernissage le 23 septembre 2018 à la galrerie Victor SFEZ pour l' exposition Albert AYME : 

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Ci-dessus : Giney Ayme.
VCi-dessus :de droite à gauche Victor Sfez, Jeël Besse et sa compagne...

Ci dessous : autes instants conviviaux du vernissage ...

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ALBERT AYME à la Galerie VICTOR SFEZ

18 PLACE DAUPHINE 75001 PARIS

DU 23 SEPTEMBRE AU 10 NOVEMBRE 2018

01 82 10 25 00 / 06 22 87 32 46

 



LE PEINTRE ALBERT AYME

Albert Ayme, 1920-20I2, peintre abstrait, sculpteur, grand théoricien. Une œuvre considérable de 27 phases différentes. Visite possible de l'Atelier de Paris.

http://www.albertayme.com

 

Albert AYME - PEINTRE 1920-2012

Albert AYME peintre. le monochrome blanc. Site réalisé par Giney AYME depuis 2012,

http://www.albert-ayme.net

 

 

Lisières n° 20 : Albert Ayme : Paris Art

Il faudra s'y faire. À cette obstination d'Albert Ayme qui le conduit à affirmer, puis à répéter ce qu'il croit juste, et à l'écrire plutôt qu'à le dire. Pour découvrir la genèse et retracer l'itinéraire d'une œuvre étayée par une constante recherche, on chercherait en vain la moindre concession à l'anecdote biographique dans une vie entièrement vouée à la création.

http://www.paris-art.com



Albert Ayme | AAT-Arts, Architecture & Territoire du Pays Uzège-Pont du Gard

Aucune relation de terme à terme, anecdotique, avec les cycles des Leçons de Ténèbres de Lambert, Charpentier ou Couperin. A. A. ne part pas d'elles, ignore même leurs paroles bibliques, il poursuit ses propres gammes chromatiques... Dans le titre même, le projet est désigné par "chant" et non "leçon".

http://aat-uzege.fr

 

Albert Ayme - Wikipédia

Albert Ayme est à la fois peintre non figuratif et théoricien. Il a fondé son propre langage pictural en usant du vocabulaire géométrique dès 1966 et élabore une technique musicale de la peinture en ré-inventant le fonctionnement de la couleur par sa méthode du " tressage des trois couleurs primaires " : chromatisme, mise en abyme, canon, contrepoint, etc.

http://wikipedia.org



Rechercher et voir les oeuvres

Pour les 30 ans des collections des Frac, vous pouvez rechercher et voir les oeuvres gérées par les Frac. Vous pouvez parcourir chaque collection par thématique, auteur, année, Frac, ...

http://www.lescollectionsdesfrac.fr