TRAMEUR UN JOUR, TRAMEUR TOUJOURS ?

CHARLES BÉZIE

BÉZIE Charles

Peinture
Né(e) en :1934
Nationalité :France
Château ouvrier
69/71, rue Raymond Losserand
75014 Paris
Tél. 01 40 18 33 75
GSM : 06 77 64 87 31
charles.bezie14@gmail.com
http://www.charles-bezie.fr

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Ortholude - 2016 - Acrylique sur panneau entoilé 100x100

 

LES FIBORYTHMES DE

Charles BÉZIE

( Fiborythmeur & un peu Trameur aussi ?... Lui seul peut répondre à de tels dénominations audacieuses... ses commentaires sont les bienvenus...).

 

Charles Bézie

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UN PEU D'HISTOIRE, C.BÉZIE : Démarche & Méthode... : visite virtuelle d'Atelier :

 



TRAMEUR UN JOUR TRAMEUR TOUJOURS ? L'OEUVRE DE CHARLES BÉZIE :

J'ai renconté C.BÉZIE le temps du vernissage de l'exposition CARRÉMENT 4 (*) sur l'Invitation de l'Artiste R.ORÉPÜCK. Charles BÉZIE m'est apparu comme un homme d'abord simple et chaleureux...c'est sans doute une des rencontres les plus importante pour moi l'année dernière...Je connaissait déjà ses FIBORYTHMES qui m'avaient beaucoup marqués...Et puis j'ai rencontré sa nouvelle série ( LES ORTHOLUDES...) privilégiant les Bleu, Rouge, Jaune, Gris et Noir(s)... C'est rare parfois de rencontrer cette qualité de travail aussi dans la durée avec une rigueur sans faille dans la précision et une combinatoire ouverte dont les série ouvrent sur des perspectives à défaut de les épuiser...Les déclinaisons patientes dignes des plus grands comme par exemple Albert AYME, Aurélie NEMOURS et quelques autres... 

O.Fouchard 02/03/2018 à Rives

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Je ne parle que de ma peinture depuis 1974. J'ai toujours peint et je ne désavoue pas complètement ce que j'ai fait avant cette époque, mais je les considère comme des œuvres précoces.

Depuis 1974, j'ai utilisé les lignes horizontales, verticales et les deux diagonales. En 1995 j'ai abandonné les lignes obliques; depuis cette date, mon travail a consisté en des périodes de recherches sur les rythmes obtenus en partant des nombres. Les périodes sont les "Gradations" de 1998-2001 et les "Cadences" de 1999-2003.

L'année 2003 a vu le début de la "Séquence de Fibonacci" nommée pour le mathématicien italien du treizième siècle et sa série de nombres qui est simplement générée car chaque nombre successif est dérivé de la somme des 2 nombres précédents (quand un nombre de Fibonacci est divisé par son prédécesseur immédiat, le quotient se rapproche du fameux nombre d'or, 1,618).

Ces peintures sont structurées par un réseau de lignes horizontales. Le travail de fond est très important. il s'agit de bandes de peinture verticales appliquées à l'aide d'un couteau à spatule qui masquent progressivement la texture de la toile. Ensuite, j'utilise un rouleau à peinture lisse, et c'est la lumière naturelle ou artificielle qui révèle les nuances entre les différentes bandes. C'est ce que j'appelle "l'animation de l'arrière-plan".

En 2008, en commençant encore une fois par la séquence de Fibonacci, ma recherche m'a amené à une nouvelle série que j'appelle «Fiborythme», commencée en 2008 et en cours. Dans ce cas, je voulais que les formes se séparent librement sur l'espace de fond, ce que je voulais être minime.

Mon projet actuel est de continuer à travailler avec les nombres comme point de départ tant que cette approche donne du sens à mon processus pictural.

C.Bézie.

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Charles Bézie et la peinture intérieure (extrait) 

Le travail de Charles Bézie n'est certes pas bruyant, le vif intérêt qu'il présente à nos yeux ne vient pas des couleurs, ou des motifs, ou de telle ou telle particularité de l'espace, de la composition ... Au contraire, il s'agit d'un parcours austère, qu'on ne peut découper ou morceler, pour accepter telle caractéristique et rejeter telle autre. Ces œuvres forment chacune un tout parfaitement homogène qui refuse de se dévoiler au premier coup d'œil. Et si nous acceptons de renoncer à nos propres catégories de l'entendement, à nos principes plastiques, si nous acceptons de faire le vide (qui n'a rien de commun avec l'indigence intellectuelle ou émotionnelle) et de nous mettre ainsi à disposition de l'artiste, alors nous percevrons une étrange musique, une mélodie qui, par sa simplicité et ses multiples variations, nous emmènera vers d'autres rivages, d'autres sensations moins superficielles, vers des horizons dégagés des basses contingences quotidiennes, là où Platon pratiquerait la méditation zen, en quelque sorte, au grand rythme du monde qui passe, et de la géométrie qui demeure. 

Bernard Fauchille 
Musées de Montbéliard 
Avril 2008.

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Notes : 

* CARRÉMENT : voir CARRÉMENT 4...