LAURA NILLNI (Trameuse ? ) : 

Au delà du simple coloriage ou remplissage de surface, la recherche des transparences et de la sensualité...

 

Laura Nillni

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Transparences des dessins sur calque ... :

 

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Laura Nillni
L’inclination pour les sinuosités du contour et ses aménagements structurels, et par ailleurs, le goût des quadrillages en croix ou en chevrons rigoureusement échelonnés, le tout saupoudré d’une luminosité interstitielle gouvernée par une gamme de gris changeants, confèrent à l’œuvre de Laura Nillni, des accents singuliers très contrastés, dont le strict ordonnancement l’enracinent au cœur de l’esprit de géométrie le plus surveillé, mais sans céder à l’orthodoxie de la tendance.
Ses vantaux généralement verticaux, fardés de transparences vibratoires, affichent des intrications serpentines oscillant entre le clair et l’opaque, qui dégagent des marges lacunaires attenantes ou laissent affleurer des partitions écrites emblématiques. Plus avant d’autres compositions se couvrent bord à bord d’une signalétique en noir et blanc, où les rythmes glissés, resserrés ou plus relâchés, codifient le sens du support.
Chez Laura Nillni, tout semble logique, tant les formes qui instruisent sa grammaire visuelle, s’ajustent naturellement à sa pensée organisatrice. Et cette pensée, loin d’altérer l’équilibre du rendu, se voit renforcée par les ambiguïtés érudites de la sémantique de Jose Luis Borges, dont le substrat parle à l’imaginaire et à la mémoire, en nous rappelant que les choses ne sont pas ce qu’elles sont, mais ce en quoi elles se transforment. En quelque sorte, c’est ce que dissimulent les apparences qui mobilise l’artiste et la conduit à s’interroger sur l’histoire d’un objet, sinon, sur « ce que l’on a vu ou entendu », qui parfois recoupe des bribes d’histoire personnelle.
Généralement sur papier calque, du moins depuis trois ans, et à l’acrylique, Laura Nillni ne peint rien d’autre que ce qu’elle ressent, en l’occurrence sa géométrie circulaire, à laquelle la littérature mêle sa substance calligraphiée, le formel complétant l’imaginaire sur un registre qui lui est propre, toujours basé sur l’énoncé du plus avec le moins. A y bien regarder, quoi de plus simple qu’une ligne, un carré ou une spirale : les combinatoires sont infinies et lorsque s’immisce le jeu des couleurs, même en grisaille, les possibilités d’interprétation se multiplient.
Artiste complète, originaire d’Argentine, aujourd’hui parisienne d’adoption, diplômée de l’
Ecole des Beaux-Arts de Buenos Aires, elle aurait pu, à l’instar de certains aînés, basculer dans l’art optique ou dans un réalisme social en vogue à l’époque, mais elle a choisi de ne pas s’éloigner de la quête de la forme pure, et a progressivement étoffé sa problématique, en adjoignant le relief à son répertoire et plus tard la vidéo, au côté de son compagnon Ricardo. Et ses « Racines carrées » en bois massif ont de l’allure, avec leurs agrégats de cubes superposés en carrés ou en rectangles mitoyens, essaimés d’une végétation ligneuse prolongée de branchies en amont et en aval, qui exhalent une force centrifuge, aspirée par les vides arborés qui sont aussi des pleins. L’aspect sériel des dispositifs ne faisant qu’insister sur la complémentarité de parties. Brisons donc les formes et introduirons les racines de la vie dans les niches en ceux de la trame, et sur le champ l’architecture s’anime en induisant une autre lecture.
Enfin, l’image mobile, c’est-à-dire, la vidéo, est un des modes d’expression privilégié de Laura. Elle la pratique parallèlement avec Ricardo, auteur de la musique, avec pour objectif de jumeler de manière concrète le son et l’image. Mais pas d’une façon mécanicienne, en ce que la poétique de l’image projetée, nous entraîne sur d’autres rivages. Alors, les portées musicales se déploient sur l’écran et les séquences diaphanes, autrement formulé les transparences légèrement voilées, déroulent lentement leurs atours feutrés selon un phénomène de déconstruction, reconstruction continu, rehaussé par les timbres assourdis de la musique concrète. Tout bouge et s’enchaîne, entre moirures et lumière filtrée, à l’aune des toiles de l’artiste. Pour elle, « chaque lieu est un autre lieu », dont il faut décrypter l’existence cachée.
Discrète et polysémique, l’œuvre silencieuse et incarnée de Laura Nillni, n’est pas qu’une simple confidence harmonieusement distillée, ni un message écologique. Issue d’une réflexion analytique autant que d’un fort sentiment intime, elle oppose au désordre du monde, un ordre supérieur.
Gérard XURIGUERA

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LAURE NILLNI

Aliquando, Laura et Ricardo Nillni
 

DATE : Du Dimanche 25 mars 2018 au samedi 21 avril 2018

HORAIRE : 14h - 19h

PRIX : GRATUIT

Laura Nillni, aliquando : de la géométrie vers le dévoilement du paysage

Laura Nillni navigue constamment entre le construit et l'organique, un lien avec la nature. Elle joue avec les formes géométriques, les assemble, tels des modules avec lesquels elle crée une multitude de combinaisons. Elle les mets en mouvement. Chacune de ses oeuvres, dessins, peintures, sculptures, installations, films, manifeste une expérience de regard. L'artiste développe ses recherches plastiques sur les plis, les superpositions de formes, la transparence et la lumière, en relation avec des espaces aussi bien intérieurs qu'extérieurs.
Depuis plus de vingt ans, avec le compositeur Ricardo Nillni, elle crée des films à l'intérieur desquels des formes interagissent avec une bande son.
Aliquando révèle au fur et à mesure un paysage. D'une frénésie de bandes horizontales, d'horizons, se dévoile l'eau. Des découpes de points de vue, des fenêtres sur la Seine se rejoignent. L’artiste expérimente les relations entre la géométrie et les phénomènes naturels. De son observation de la Seine, elle a synthétisé des formes : des ondulations qui se superposent et laissent passer la lumière… Ces cadrages évoquent une traversée progressive vers les profondeurs. La surface se remplie, le paysage se découvre dans son entier. Des couches se superposent dans un flux permanent. De là, une possible montée des eaux. 
Des sons-étranges-témoignent des bruits de la ville, aux sifflements de bateaux. Ils appellent au loin, redonnant sa liberté au cours d’eau. Images et sons se complètent ici dans une tension entre le cadrage de l’image, les bords qui contraignent la fluidité du cours d’eau et l’atmosphère sonore, qui renvoie vers les abysses. 
Laura et Ricardo Nillni ont conçu pour la galerie Victor Sfez une installation-vidéo dans laquelle ils plongent le visiteur dans un paysage. Le film Aliquando, projeté sur l’ensemble des murs, en propose plusieurs perceptions : l’eau vient comme recouvrir l’espace. Le spectateur se retrouve à la fois devant et dans ce paysage. Le son qui accompagne les projections renforce la sensation d’être comme submergé, captivé, attiré par les remous du fleuve. 
Face à cette beauté de l’eau, sa magie, le spectateur voyage, navigue, voit au loin. Pourtant, de cette fuite vers l’ailleurs, il n’en ressent pas moins une impression d’enfermement. Au delà de cette immersion dans un paysage, cette installation entre son et images, propose une expérience esthétique de l’ordre du sublime.

Pauline Lisowski

Laura Nillni

If my work has evolved across a variety of art forms, borrowing especially from themes in music and literature, it is through the mathematical concepts of repetition, combinatorics, variation and permutation that it asserts its visual identity.

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